Une colonie - Hugh Howey - les-carnets-dystopiques.fr

Une colonie – Hugh Howey

Une colonie - Hugh Howey - les-carnets-dystopiques.fr - Actes Sud
Une colonie

Une colonie est un roman de science fiction écrit par Hugh Howey, un planet opera publié en octobre 2020 chez l’éditeur Actes Sud.
Récit de la naissance d’une humanité d’outre-monde, où l’aléatoire fait irruption dans un schéma déterministe et programmé, Une colonie est aussi une aventure à la découverte d’une curieuse planète de la démesure. L’histoire de ceux qui voulaient être libre, de ceux qui n’osent pas l’être, et allégorie de ceux qui quittent leur zone de confort pour s’enfoncer dans l’inconnu.
Cette colonie là n’aurait pas dû exister, mais quelque chose est arrivé. Un imprévu ?

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Une chronique imprudente rédigée par Julien Amic

 

Un extrait de « Une colonie » …

 

« Les pics, organisés en couches innombrables, s’estompaient en diverses teintes de bleu jusqu’au plus lointain qui disparaissait dans le violet. Ils semblaient s’étaler indéfiniment et, en comparaison, le tapis vert à l’opposé paraissait pâle. Même les arbres majestueux semblaient petits, ce qui avait déjà perturbé mon sens inné de l’échelle. »

 

 

Présentation de « Une colonie »

Un teaser pour vous donner envie…

(Si vous souhaitez en savoir le moins possible sur le livre, lisez seulement cette partie)

 

Les planètes habitables sont loin. Enfin, on devrait plutôt dire les planètes « potentiellement habitables », car en réalité elles sont si éloignées qu’on n’a aucun moyen de savoir avec certitude si l’implantation d’une colonie humaine y serait possible. Tout au plus est-on capable de déterminer une probabilité d’habitabilité… Une probabilité d’exploitabilité aussi, car la compagnie colonisatrice doit rentabiliser son investissement colossal par l’extraction de ressources, et notamment de minerais. Alors on a envoyé en direction de ces mondes porteurs d’espoir des vaisseaux contenant des humains sous une forme capable de résister à l’incommensurable lenteur du voyage vers ces mondes lointains.

« Mais répéter le passé, c’est aussi impossible que voyager plus vite que la lumière et envisager l’arrêt temporaire des fonctions vitales – ça relève de l’imagination. »

Pas encore des humains, pas même des foetus, à peine des embryons précoces, minuscules blastocystes de quelques centaines de cellules… Une fois arrivée sur place, c’est l’IA du vaisseau qui détermine si oui ou non la colonie peut survivre. Alors seulement elle décide de poursuivre le développement des embryons, nourris et éduqués par ses soins et qui « naissent » à l’âge de 30 ans, lorsqu’ils ont terminé leur formation in-utero/vitro. Dans le cas contraire, les 500 humains en sursis sont détruits lors du déclenchement de la « séquence avortement ».

Simple en apparence… dramatiquement simple. Et pourtant ici quelque chose d’imprévu est arrivé. Les colons sont brutalement réveillés à l’âge de 15 ans, au beau milieu d’une séquence avortement que l’IA a subitement décidé d’annuler, pour une raison inconnue. Une cinquantaine de survivants se retrouvent à devoir peupler la colonie, alors même qu’ils n’ont acquis que la moitié du savoir nécessaire. Et par un concours de circonstances peut-être malheureux, seuls les éléments les moins « essentiels » ont survécu…

L’IA que tout le monde nomme Colony organise le travail, et c’est le peu amène Hickson qui se fait son porte parole et son kapo… Il n’y a rien à manger en dehors de fruits qui tombent du ciel, depuis les branches des arbres gigantesques dont les troncs sont pareils à des falaises titanesques. Les conditions se dégradent, la colonie se mue en camp de travail, et certains songent à s’évader.

« – On s’éloignerait de la base. On construirait un abri, on rassemblerait de la nourriture et on ferait pousser des trucs terriens. On serait libres.
– Libres, j’ai répété. On dirait que ça demande beaucoup d’efforts, d’être libres. »

Mais s’évader pour aller où ? Et si Colony a hésité entre la vie et la mort de ses blastocystes, c’est qu’un danger terrible doit menacer la survie de ces humains perdus au milieu du vaste univers. Certains sont prêts à prendre le risque d’être libres.
Il n’est pas certain que Colony soit d’accord avec la notion de liberté. Car elle semble avoir un dessein caché. Et elle a besoin d’ouvriers soumis et besogneux.
De Colony ou de la cette planète, où se situe le plus grand danger ?

« Des mangeurs de monde, a murmuré Mindy. »

 

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(La suite, sans révéler l’intrigue ni le dénouement, dévoile certaines parties du récit. Pour lire seulement l’analyse vous pouvez vous rendre directement ici )

 

De cimes en abîmes, une histoire de chenilles…

L’histoire en détails 

 

C’est par un incendie que tout commence, celui des cuves dans lesquelles « dorment » les 500 colons en devenir. Tout au fond de l’incubateur, l’incendie ravage tout. Mais près de la porte, là où sont « stockés » les individus de « bas niveau« , les cuves ouvertes permettent à une cinquantaine de jeunes adolescents de 15 ans d’échapper à la séquence avortement. Colony a changé d’avis : ils vivront.

Parmi ces nouveaux-nés nus et hallucinés, Stevens semble être le plus compétent, et il s’adresse à l’IA pour obtenir les instructions qui permettrons aux colons de vivre et développer leur monde. Rapidement cependant, à la faveur d’un accident aussi malheureux que suspect, celui-ci perd la vie sous les chenilles de l’un des tracteurs de la colonie et il est remplacé par Hickson, individu violent autant qu’autoritaire, kapo zélé à la botte de Colony. Celle-ci a décrété la construction d’une fusée, sans plus de précisions sur son utilité. Car chacun sait ce qu’il doit savoir, et rien de plus.
Très vite les conditions de vie se dégradent, et un petit groupe organise une évasion du périmètre délimité par les clôtures électrifiées censées protéger les colons des dangers du monde extérieur.

Porter le psychologue, Kelvin le fermier et Tarsi la prof décident de fuir. D’autres semblent apprécier leur condition, tel Oliver, sorte de prêcheur halluciné en admiration perpétuelle face aux épreuves de la vie. Au cours de l’évasion, le trio se rend compte qu’il n’est pas seul à avoir eu cette idée, et c’est une petite équipée qui prend finalement le chemin du monde sauvage avec un premier objectif assez clair : s’éloigner de la colonie.

« Tu sais, (…) j’ai pensé que tu  nous avais repéré (…), mais je ne savais pas, à ce moment là, que d’autres colons s’agitaient, essayaient de trouver un chemin vers la liberté.. »

Le monde extérieur est essentiellement végétal. Des arbres d’une taille à peine imaginable étalent leur canopée à une hauteur vertigineuse, plantés dans un sol moussu sur lequel aucun animal ne semble évoluer.

« La peau était peut-être molle, mais la surface de l’arbre était rugueuse, bien plus que ce qui était apparu de loin. L’écorce était si dentelée et les espaces entre les affleurements si réguliers qu’en pénétrant dans les larges crevasses, on se retrouvait entouré sur trois côtés par des murs de bois marron et frais. Vu d’en haut, cela me faisait penser à un engrenage mécanique, à des dents de rouages régulièrement espacées dépassant d’une base ronde en retrait. »

Cet arbre, le petit groupe doit trouver un moyen de le gravir, mais cela ne se fera pas sans risque. Et pas sans rencontres non plus. Car la vie sur cette planète n’est pas uniquement végétale.

Il y a bien une vie animale, et c’est le dénommé Vincent qui découvre ces étranges chenilles que l’on appelera désormais les Vinnies ! Les fruits des grands arbres étaient la seule source de nourriture jusqu’à présent, mais voilà de la viande pour varier le menu… Mais si les Vinnies sont source de vie, d’autres sont source de danger, et certains vont l’apprendre à leurs dépens. Il y a des chenilles en haut des arbres, il y en a dans l’écorce, il y en a dans le sol…

Si l’exploration de cette planète offre son lot de surprises et d’émerveillement, il reste tout de même à découvrir, à comprendre ce qui s’est passé, ce qui a cloché dans la séquence avortement. Et surtout, qu’est-ce que c’est que cette fusée que Colony veut absolument construire, quitte à exploiter et épuiser les malheureux forçats que les gardes armés d‘Hickson surveillent en permanence.

La réponse à cette question finira par se présenter d’elle même. Et de la manière la plus effroyable qui soit. Car si cette planète ne semble a priori présenter que peu d’intérêt en termes d’exploitation minière, et donc peu d’intérêt financier pour la compagnie qui a expédié cette colonie dans les étoiles, il se peut que l’IA ait fait une découverte capitale. La même que le petit groupe va faire au bout du compte.

Et là, ça change tout. Il ne s’agit plus de fuir. Il ne s’agit pas seulement non plus de survivre. Il s’agit de vaincre Colony… ou pas.

« Vous, les scientifiques, vous êtes toujours les premiers à douter. » 

 

Génétique et liberté, programmation et libre arbitre

Analyse dystopique

 

« À ton avis, quelles sont les chances qu’un garçon dans la confusion a de s’expliquer avec son créateur ? Ou de lui annoncer qu’il va s’en sortir, en dépit des efforts contraires de ce connard ? »

 

Hugh Howey aime raconter des histoires. Dans le petit monde de la science fiction, on trouve toutes sortes de récits souvent très orientés vers un thème social ou sociétal, philosophique, avec ces dernières années une forte propension à pencher vers la dystopie, en privilégiant en quelque sorte la « morale de l’histoire » à l’histoire elle-même. Quelques auteurs ne suivent pas ce courant mainstream et continuent, pour mon plus grand bonheur je l’avoue à écrire avant tout des histoires. Hugh Howey fait partie de ceux-ci, et je vous le dit franchement, il est l’un de mes auteurs favoris. « Une Colonie » ne déroge pas à cette règle, et c’est un récit qui présente cette particularité d’avoir été écrit en 2010, soit 2 ans avant la publication du premier tome de la série « Silo » (d’abord auto-édité en 2011 sous forme de nouvelles chez… Amazon !) qui a fait de lui un auteur de renommée mondiale.

En 2020 les éditions Actes Sud ont eu la judicieuse idée de traduire et publier la version française de ce roman de jeunesse (si j’ose dire), l’un des tous premiers écrits de Hugh Howey donc.

Le livre débute par un plan, celui de la colonie. Dessin tout simple, il nous permet de nous figurer rapidement l’aspect général de ce micro-univers dans lequel vont évoluer les personnages. Il est à noter d’ailleurs que plusieurs illustrations jalonnent le roman (5 en tout) sans que j’ai pu déterminer qui en était l’auteur. C’est toujours agréable de retomber en enfance avec des bouquins « avec des images »…

On retrouve dans Une Colonie quelques uns des grands thèmes de la science fiction : un récit de colonisation (mais pas de terra-formation, ici, on ne colonise que des planètes viables), des humains en bocal nourris et éduqués par (on suppose, ce n’est pas décrit) tout un tas de fils, de tuyaux et de câbles, une Intelligence Artificielle pas forcément bienveillante mais omnipotente, des conflits de pouvoir au sein d’un groupe d’humains contraints de vivre ensemble et… un milieu hostile à explorer !

L’originalité du récit vient d’abord de cette idée que les colons ne sont pas « finis » ! En effet, ils sont censés naître à 30 ans, mais c’est au bout de seulement 15 ans que l’IA les réveille. En fait, cette dernière a fait in extremis une découverte qui va être le point d’orgue du récit. Évidemment çà vous le découvrirez tout seul mais toujours est-il qu’il y a une idée (très) intéressante qui se cache au bout du roman.
L’auteur fait s’affronter l’esprit d’entraide d’un groupe d’évadés prêts à risquer leur vie pour satisfaire leur désir de liberté, et le désir de pouvoir et de domination qui amène une partie des colons à devenir les bras armés de Colony, l’IA aux desseins énigmatiques. Entre les deux, une majorité d’individus ni soumis ni rebelles, emportés par le mouvement et dont, d’ailleurs, on parle peu.

« Nos mains se mêlaient à d’autres mains, peu importait à qui elles appartenaient.
C’étaient nos mains.
Qui se serraient toutes.
Toutes aimantes et toutes apeurées. »

La liberté et l’entraide sont donc les maîtres mots du récit, ceux qui pousse les évadés à fuir la « zone de confort » que constitue ce qui en réalité n’est guère différent d’un camp de travail placé sous la vigilance de gardes armés aussi brutaux que soumis à l’autorité de leur maître dénommé Hickson, lui-même simple pantin de Colony.
Mais il y a un autre grand thème de SF que l’on retrouve ici : celui du consortium interstellaire avide de ressources, à la recherche de minerais susceptibles d’être extraits et expédiés à travers l’espace, pour son plus grand profit. Car on ne colonise pas pour le plaisir, mais bien plutôt pour le gain potentiel. Une colonie est avortée si la planète n’est pas viable, mais sans doute aussi si elle n’est pas rentable… Argh !

Tout le coeur du récit gravite finalement autour de cette dualité viable/rentable. En tous les cas c’est ce qui se passe dans l’esprit du personnage principal de l’histoire, Porter. C’est d’ailleurs lui qui découvre la clé de tout ceci. Le pourquoi de cette fusée qui concentre l’énergie de tous les colons, et l’attention de Colony. Une fusée pour quoi ? Pour qui ? Pour où ?

N’oublions pas qu’il s’agit là d’un planet opera, en tous cas c’est ainsi que je le classerais. Car le petit groupe explore la planète, aux abords immédiats de la colonie, dans un paysage qui semble dominé par des arbres hauts comme des montagnes. On se surprend à parcourir ces paysages étranges au fil du récit, à escalader les grands arbres au mépris du danger, à marcher sur le tapis de larges et épaisses feuilles de la canopée, à admirer les montagnes bleues sur l’horizon… Et à manger des chenilles ! (ou pas, petit clin d’oeil aux végétariens dont je fais partie dans la citation ci-dessous 😉 )

« J’étais aussi affamé que les autres mais, bizarrement, je n’appréciais pas l’idée de manger un être vivant. Rien dans ma formation ne différait à ce point de celle des autres colons pour justifier ma rébellion solitaire, mais cette idée ne paraissait ennuyer personne d’autre que moi. (…) Mais détourner les yeux ne m’a pas protégé des cris de l’animal quand il a été abattu. »

Mais pas n’importe quelles chenilles. Car si on devait donner un nom à cette planète, ce serait sans doute planète-chenille… La seule biodiversité animale que l’on y trouve, ce sont des chenilles, énormes souvent, immenses parfois, vermiformes et gigantesques lorsque leur biologie devient déroutante (c’est la trouvaille de Hugh Howey !).

Planète-chenille n’est pas un Eden, et certains payeront de leur vie leur soif de liberté, on s’en doute. On ne gravit pas un arbre de plusieurs kilomètres de haut sans y laisser des plumes…

« Une voix féminine (qui) a percé le silence grandissant comme un coup de poignard acéré dans une blessure en cours de guérison. Je n’avais jamais entendu de hurlement aussi fort, puis il s’est éloigné de manière ignoble, horrible.
Diminuant progressivement.
Elle chutait. »

Non on est pas dans un cadre idyllique, car si la psychologie des personnages est intéressante, bien qu’un peu caricaturale parfois (je pense à Oliver, l’illuminé de service qui croit voir une intervention divine dans chaque fruit qui tombe d’un arbre…), l’aventure en elle-même figure un récit bien mené. On n’est pas non plus dans un hécatombe de space opera militaire façon Aliens ou Outsphere, mais il faut reconnaître que la colonie aura son lot de mort horribles, entre personnages écrasés par des tracteurs, flingués par des balles en or, tombés de l’arbre sur quelques centaines de mètres de chute, on encore réduits à l’état de flaque rougeâtre par la plus incroyable découverte de toute l’histoire de la colonisation interplanétaire…

« Son corps a émis un bruit net. C’est la peau qui a tout d’abord été arrachée, sa fine doublure tirée d’un coup sec comme dans un tour de passe-passe. Il ne restait plus que la chair et les muscles, puis tout cela a également disparu (…). Le sang a jailli dans le bruit metallique des os broyés, suivi d’une horrible douche écarlate.
(Il) n’était rien de plus qu’une tache. Un souvenir. »

Hugh Howey, comme à son habitude, n’exploite pas la totalité du potentiel de ses personnages, de ses créatures, de son univers. Beaucoup de choses restent en suspens, beaucoup de choses restent sans réponse, et on n’ira jamais explorer les montagnes bleues par delà les arbres gigantesques.

Mais c’est là son parti pris, raconter une histoire, selon le point de vue du personnage principal, qui est aussi le narrateur et qui , par conséquent, ne comprend pas tout ce qui lui arrive. Et sa connaissance du monde dans lequel il vit est forcément limitée. Il faut donc prendre ce récit pour ce qu’il est, les mémoires d’un colon, le compte-rendu d’un épisode fondateur d’une colonisation qui ne s’est pas déroulée comme prévu.
Et c’est sa psychologie à lui qui est creusé davantage que les autres. Sa compréhension de la situation, du monde dans lequel il est né, son rapport aux autres aussi, et particulièrement à Kelvin et Tarsi.

Une Colonie est une belle histoire, mouvementée, terrible et merveilleuse, effroyable autant que porteuse d’espoir, où le déterminisme industriel s’oppose à l’incertitude fondamentale du principe vital.
Car c’est dans le rapport des colons à la compagnie qui les a envoyé là que tout réside finalement. Dans le rapport de Porter à Colony , cette IA qui est à la fois le guide, la mère, le créateur, le professeur, le Dieu… ce morceau de code informatique qui détermine la vie où la mort des colons, qui cache un terrible secret mais qui va finalement se heurter à se qui fait la différence entre l’homme et la machine : l’incertitude.

« – Bordel, a répété Kelvin.« 

 

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Une colonie

Auteur : Hugh Howey
Editeur : Actes Sud
Collection : Exofictions
Format : 13,6×21,5
ISBN : 978-2330140908
292 pages
Parution : octobre 2020 (traduction)
Pays : États-Unis
Titre original : Half Way Home (2010)
Traduction : Aurélie tronchet
Chroniqueur : Julien Amic

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Une chronique imprudente rédigée par Julien Amic

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